Diderot

Diderot 1
Diderot par Louis-Michel van Loo en 1767 (musée du Louvre).

Article de Wikipédia sur Denis Diderot

Diderot en 1762 s’était vu proposer par Catherine II d’achever l’Encyclopédie en Russie, mais il avait refusé.

En 1765, Diderot lui vend sa bibliothèque, en gardant l’usufruit et en 1766, bénéficiant d’une faveur considérable (50 années de pension versées par avance) de la part de Catherine, il recrute pour celle-ci les meilleurs talents de l’époque. Diderot est nommé, en janvier 1767, membre associé de l’Académie des arts de Saint-Pétersbourg. Le 10 mars, par l’intermédiaire du sculpteur Falconnet, Catherine II l’invite à Saint-Pétersbourg, il refuse à nouveau... Enfin Diderot accepte l’invitation de Catherine II, le départ a lieu le 11 juin 1773...

 

L’arrivée de Diderot à la cour de Russie depuis le 10 octobre 1773, comme le précise l’ambassadeur dans une dépêche du 12 octobre, avait suscité de nombreuses interrogations....C’est pourquoi, Denon, diplomate stagiaire, peu en vue, ayant de l’esprit, déjà introduit à la cour, est proposé pour espionner Diderot. Il rapporte tout ce que fait ou dit le philosophe. Denon connaissait Diderot ; ils avaient tous deux partagés quelques déboires au « Français », l’un avec Julie ou le bon Père et l’autre avec le Père de Famille.

Mais Diderot est déçu, peut-être pensait-il trouver en Catherine une reine éclairée ; or il découvre, selon Voltaire, « la plus despotique qui soit sur la terre ». Par ailleurs, il a le mal du pays, aussi décide-t-il de rentrer en France. Grâce à Denon les relations entre Diderot et Durand se sont améliorées et le 4 mars 1774, celui-ci écrit au duc d’Aiguillon : «… M. Diderot est chargé de remettre à M. de Noailles un paquet qui contient plusieurs états relatifs au commerce de la Russie et une carte de la mer Noire...Je dois à Monsieur Denon, dont les talents et l’activité se portent sur tous les objets qui peuvent le rendre utile, la copie de cette carte qui a été faite nouvellement par ordre du Gouvernement... »

 


Extraits de : Dominique Vivant Denon de la Bourgogne au musée Napoléon - Bernard Bailly