Henri Beyle dit Stendhal

Denon et Stendhal

Article de Wikipédia sur Stendhal

Début 1810, Pierre Daru, Intendant Général de la Maison de l’Empereur, charge Denon de faire l’inventaire des objets d’art conservés dans les musées et palais impériaux. Cette tâche, considérable, et qui ne devait venir à terme que sous la Restauration, serait « vérifiée » par Beyle, alias Stendhal (et cousin de Daru). Denon apprécie cette forme de contrôle, car il a de l’estime pour Stendhal ; Denon l’avait rencontré en Allemagne en 1806, puis à Paris en 1809. Leur collaboration fut aimable, car Stendhal participa à la rédaction de l’« Inventaire » bien au-delà de ses fonctions de vérificateur. Stendhal mettra en lumière la gestion irréprochable par Vivant Denon des comptes du Musée Napoléon et ceux de l’Ecole de Versailles .

A la Restauration, Stendhal part en Italie poursuivre la rédaction de l’«Histoire de la peinture en Italie», qui porte l’empreinte des nombreuses heures passées par l’auteur au Musée Napoléon. De tous les administrateurs que Stendhal a connus sous l’Empire, Vivant Denon est l’un des rares à toujours voir son nom précédé de l’épithète « aimable », ce qui n’est pas faible sous la plume de l’auteur.

Voir : « Stendhal et Dominique Vivant Denon. De l’expédition d’Égypte à l’inventaire du musée Napoléon. Lettres et documents inédits », Elaine Williamson, Stendhal Club, no 123, 15 avril 1989, p. 172-174.

Voir aussi la note d'Elaine Williamson dans l'ouvrage "L'oeil de Napoléon" à propos de Denon et Stendhal.

Stendhal