Isabey
Portrait du peintre Jean Baptiste Isabey (1828), par Horace Vernet, Paris, musée du Louvre.
Article de Wikipedia sur Jean Baptiste Isabey
En 1788, il devient l'un des élèves de Jacques-Louis David, avec qui le lie une profonde amitié et il l'assiste dans la réalisation du tableau Les Amours de Pâris et d'Hélène, dont il peint les détails et l'architecture du fond.
En 1789, il devient membre de la loge maçonnique Les Amis réunis. Il réalise alors des portraits de consolation, miniatures que les émigrants partageaient en famille entre parents et enfants se quittant, puis il réalise 228 portraits des députés de l'Assemblée nationale payé chacun 6 francs. Ce serait à la suite de son portrait de Mirabeau que ce dernier lui conseille de renoncer à la peinture d'histoire pour se consacrer aux portraits, à la miniature et à l'aquarelle.
En 1791, Isabey expose pour la première fois au Salon, il y exposera régulièrement jusqu'en 1841. En 1791 naît sa fille Alexandrine, dont le baron Gérard peint en 1795 le portrait avec son père, Jean-Baptiste Isabey et sa fille (Paris, musée du Louvre). Le , il épouse Justine Laurisse de Salienne, issue d'une famille noble désargenté et mère de l'enfant. Celle-ci figure, entourée de leurs trois premiers enfants dans son dessin au sépia présenté au Salon de 1797 et intitulé La Barque. En 1792, nommé capitaine chargé de la garde du Louvre avec la troupe des élèves des arts. Sous le directoire, il fait un voyage en Normandie qu'il lithographie en un album.
En 1796, il rencontre Madame Campan et devient professeur de dessin à l’Institution nationale de Saint-Germain qu'elle a fondé. Là, il rencontre la famille Bonaparte. Il devient un intime du château de la Malmaison, où il dessine le portrait de Bonaparte.
En 1794 naît sa seconde fille Louise-Simone — parfois nommée Lucy —, puis son fils Hector en 1797 et en 1803 naît son fils le peintre Eugène Isabey.
En 1799, comme d'autres artistes peintres, il obtient un atelier dans les galeries du palais du Louvre au N°23. Il est entouré de nombreux élèves.
En 1804, il est nommé « Ordonnateur des réjouissances publiques et des fêtes particulières aux Tuileries, Dessinateur du Sceau des titres ». En 1805, il est nommé « Premier Peintre de ma Chambre » par l'impératrice Joséphine de Beauharnais, puis dessinateur du cabinet de l'empereur Napoléon Ier ; à ce titre, il participe à la mise en scène de leurs sacres à Notre-Dame, il crée les costumes et robes de tous les participants. Les estampes qu'il exécute pour la commémoration s'ajoutèrent au célèbre tableau de Jacques-Louis David, travail pour lequel il est payé par Louis XVIII en 1814. Un logement lui est attribué à la manufacture de Sèvres en 1809 ; il y dessine des modèles de tasses et d'assiettes à l'effigie de l'empereur. En 1810, il dessine les miniatures de la Table des Maréchaux, un guéridon réalisé à la manufacture de Sèvres aujourd'hui conservé au château de Malmaison qui représente Napoléon assis sur un trône d'airain entouré de ses maréchaux. Il livre des dizaines de portraits en miniature de l'empereur, que celui fait monter en boîte pour ses présents.
En 1805, il devient peintre-décorateur des théâtres de Saint-Cloud et des Tuileries. Il devient dessinateur en chef à l'opéra de Paris à partir de 1810. Il est le dernier peintre académique à diriger l'atelier des décors de l'opéra de Paris jusqu'en 1815 ou 1828. Il a dans son équipe son gendre Pierre-Luc-Charles Ciceri et Louis Daguerre. On lui doit les décors des opéras : Les amours d'Antoine et Cléopâtre (1808), Armide (1811), L'enfant prodige (1812), Les Abencérages ou L'étendard de Grenade (1812-1813) et un Oreste (1815). Il dessine des robes, costumes, châles et cachemires pour les manufactures de Lyon et de Jouy. Il organise avec l'architecte Fontaine le mariage de Napoléon Ier et de Marie-Louise d'Autriche au palais du Louvre. En 1811, Isabey devient professeur d'aquarelle de l'impératrice Marie-Louise. En 1812, elle lui commande les portraits de sa famille à Vienne. En 1814, Louis XVIII lui commande son portrait, puis de partir à Vienne pour suivre le congrès et y peindre les portraits des participants. Il y organise une fête grandiose pour l'impératrice Beatrix. Il y peint aussi le portrait du roi de Rome qu'il remet à Napoléon à Paris à son retour.