Prud'hon

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Pierre-Paul Prud’hon, Portrait de l'artiste dans sa jeunesse, (vers 1788-1790), Paris, musée du Louvre.

Article Wikipédia sur Pierre-Paul Prud'hon

Nés tous deux en terre bourguignonne, à onze ans d’intervalle et douze lieues de distance, Denon fils d’écuyer, à Chalon en 1747, Prud’hon, fils de tailleur de pierre, à Cluny en 1758, les deux hommes appartiennent à des milieux fort éloignés socialement : c’est l’art et les institutions plutôt que l’origine géographique commune qui les fera se rencontrer.

La première mention associant leurs deux nom semble ne remonter qu’à 1802 : ils sont ensemble chargés d’expertiser la collection Tronchin pour J.-A. Tronchet

Prud'hon est élu membre associé de l’Institut en 1796, le Louvre met à sa disposition un atelier. Comme beaucoup d'artistes qui y étaient logés, il déménage et s'établit en 1802 dans l'un des ateliers aménagés sous la dénomination « musée des Artistes » à la Sorbonne.

En septembre 1803, il adresse une requête à Dominique Vivant Denon - en sa qualité de directeur général des musées (et de compatriote Bourguignon) – afin qu'il fasse interdire d'accès aux ateliers de la Sorbonne son épouse, Jeanne PENNET, qui fait régulièrement des scènes violentes à son égard et tient des propos infâmes sur tous ses collègues des ateliers. C'est une des premières traces écrites des rapports entre les deux hommes.

Denon était responsables des Salons qui se tenaient tous les deux ans au Louvre. Celui de 1808 assura le triomphe de Prud'hon qui y présenta Psyché enlevée par les Zéphirs et surtout La Justice et la Vengeance divine poursuivant le Crime

Dans son rapport à l’Empereur, le 13 octobre 1808, Denon écrivait de son auteur : « Prud’hon, dans trois tableaux de trois genres, a montré un talent si délicat et si particulier qu’aucune école n’a rien à lui comparer. Le principal de ses ouvrages est un tableau pour la cour de Justice criminelle, dans lequel un assassin est poursuivi par la Vengeance divine et le Justice humaine. L’expression, la magie de la lumière feront à tout jamais de ce morceau un objet de réflexion et d’épouvante. »

C'est Denon qui désigna Prud'hon pour être décoré de la Légion d’Honneur, qu’il reçut des mains de l’Empereur lorsqu’il visita le Salon le 22 octobre 1808.

Prud'hon peindra un portrait de Denon en 1813 (voir : les représentations de Denon)

Voir Colloque Denon 2010 : Denon et Prud'hon – rencontres sur papier bleu. Communication de Sylvain Laveissières

Oeuvres de Pierre Paul PRUD'HON